Quand le No Code bouscule nos codes

Dans ma quête quotidienne d'évangélisation du No Code il existe un point important. Celui de la vulgarisation de cet univers pour permettre au plus grand nombre d'y accéder. Une révolution technologique n'a de sens que si elle est inclusive et démocratique.

Ce livre blanc sur l'univers No Code s'adresse à toutes et tous, ce n'est pas un guide sur différents outils mais juste une introduction à l'univers d'une des plus belles révolutions technologique que l'on connaisse.

Prenez en main ce livre blanc. Découvrez l'importance de l'univers No Code et ce qu'il va vous permettre de réaliser et venez en parler avec nous après :)

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Préface

Temps de lecture : 7 minutes

Par Erwan Kezzar

“Impatience, ubris, lazyness … L’impatience, la démesure et la flemme : voilà les trois grandes qualités des programmeurs et des programmeuses ! Parce qu’on veut que ça aille vite, que ça aille loin, et surtout que ce soit la machine qui fasse le taf qui n’est pas intéressant !”

Voici ce que j’expliquai, par une belle après-midi de 2014, dans une ancienne usine à Montreuil, au Comité Exécutif d’une entreprise du CAC 40. Et ce avant qu’ils ne soient initiés à la programmation d’objet connectés par mes apprenti·e·s codeur·se·s.

C’était en effet le type de convictions qui animaient Simplon.co, que j’avais co-fondée en 2013, que j’ai décidé de quitter en 2017, et qui est depuis devenue le plus gros réseau au monde d’école de code informatique gratuit et solidaire.

Nous cherchions à y émanciper des profils sous-représentés dans l’informatique par l’apprentissage de technologies les plus accessibles et puissantes possibles …

Deux qualificatifs qui ont guidé ma vision de l’époque, ainsi que celle que nous partageons aujourd’hui avec mon co-fondateur Alexis Kovalenko chez >Contournement>.

L’un des principes de base de certaines technologies qui rendaient l’apprentissage du code plus accessible (comme Ruby on Rails par exemple) était “Convention over configuration”

En gros, ce principe signifie : “pourquoi réinventer la roue à chaque fois qu’on construit une application, et pourquoi réécrire tout le code, alors même que dans 80% des cas elles ont des fonctionnalités similaires ?”

Et à cette époque déjà, un souvenir me hantait. Quelques années plus tôt, en 2010, pour une compagnie de théâtre, j’avais créé un site web que j’avais entièrement réalisé sans une seule ligne de code, avec Squarespace. Mon premier projet no-code.

C’était un peu lent, j’étais limité, mais quelle épiphanie ! Quel sentiment de puissance, d’accomplissement, de “no-codego” comme l’émérite psycho-sémioticien Stan Verjus l’eût formulé !

Plus tard, en 2014, au hasard d’une divagation sérendipitaire sur Product Hunt, j’ai découvert Bubble : un outil qui permettait carrément de créer des applis sans coder. Avec base de données, profils utilisateurs, et tout ! J’étais super saucé.

J’écris à Bubble, on se rencontre avec l’un des co-fondateurs, et dès 2015, avec Alexis (qui était à l’époque co-fondateur et Directeur de l’agence web solidaire de Simplon : Simplon Prod), on fait tester Bubble à des élèves sur des projets.

A l’époque, Bubble nous avait paru certes puissant mais, comme Squarespace dans son genre, encore un peu trop limité et bugué pour pouvoir vraiment investir dessus.

Et hop, un grand bond dans le temps : on est en 2018, un vendredi soir entre chien et loup, dans la chaleur crépusculaire d’un Belleville vorace de nouveauté printanière.
Avec Alex, on est dans un taxi, un peu émêchés.

Il vient de quitter Simplon.co à son tour, me parle de son envie de revenir aux fondamentaux du code de qualité, en serial CTO qu’il est, alors même que je déploie tout l’insistance possible pour le convaincre d’aller mettre les doigts dans Bubble, Airtable, Coda, et autres outils que je vois croître s’enrichir chaque jour.

Il l’a fait. Et c’était parti, il n’allait plus s’arrêter. On n’allait plus s’arrêter. Les premières briques de >Contournement> étaient posées.
Dans cet e-book, Stan parle de révolution, de reconstruction, d’inclusivité, de pensée. Et je trouve cela extrêmement judicieux qu’il aborde le no-code sous un angle confinant à la philosophie.

Le no-code est une avancée technique majeure. Mais c’est surtout ce qu’il va impacter dans la société et chez les Homo sapiens (notamment chez celles et ceux qui ont gardé un gros héritage d’Homo faber), qu’il me semble important d’analyser et d’interroger.

“La commoditisation et la réappropriation des moyens de production logicielle”, comme je l’avais formulé en 2014 à Emmanuel de Bubble, en lui parlant de renversement marxiste du “software is eating the world”, risque de nous réserver beaucoup de surprises.

Ma première expérience avec Glide m’a fait l’effet d’une hallucination : les interfaces que Glide me proposait à partir de ma structure de données devançaient parfois ce je concevais en live dans ma tête. Ce n’était plus de la programmation télépathique, mais carrément de la voyance interfacielle !

Bon, du calme, il y a des situations très impressionnantes, du fait notamment de cas d’usages sur lesquels Glide s’avère particulièrement puissant et smart.

Mais le no-code ce n’est pas non plus de la magie. Dans la plupart des cas il faut quand même du temps et de l’énergie (ou de l’argent) pour faire son projet comme on l’entend. Le no-code a aussi des limites.

Mais il semble tout de même que l’impatience, la démesure et la flemme des programmeur·se·s ait trouvé un seuil d’avancement décisif avec la nouvelle génération d’outils de programmation visuelle, qui sont actuellement en train de littéralement faire tomber de nombreuses barrières techniques.

Vlad Magdalin, le co-fondateur de Webflow, a introduit la première No-code Conference, en novembre 2019 à San Francisco, avec un parallèle que je trouve très juste. Il compare ce qui se passe aujourd’hui, avec le no-code, au moment où l’on est passé du code Morse au téléphone, dans les télécommunications.

Ce basculement, selon lui (et selon >Contournement> également), ne remet pas du tout en cause la nécessité croissante de former des bons programmeur·se·s qui codent, de bon·ne·s “code makers” ! Mais ça, on n’en parlera pas ici. Regardez nos webinaires ou lisez notre manifeste si le sujet vous intéresse :-)

Non : le principe de “convention over configuration”, que le no-code potentialise plus chaque jour, permettra surtout à des “no-code hackers” (et à des “code hackers” aussi) d’aller plus vite à la création de valeur, en contournant des freins qui jusqu’ici, empêchaient souvent beaucoup de “makeur·se·s” en puissance de délivrer au monde ce qu’ils avaient en tête ou dans le coeur.

Vive le no-code. Vive le code. Et surtout, vivent l’artisanat numérique et la programmation, que cette dernière soit visuelle ou pas.
La vraie question est maintenant : que va-t-on faire de ces formidables outils ?

Mettre la paquet pour que le no-code devienne une technologie démocratisante vraiment démocratisée, pas qu’en fantasme, et mise entre les mains de porteur-se de projets, de citoyens, de petites et moyennes structures, de structures de l’Economie Sociale et Solidaire ? Relocaliser la production logicielle ? Dé-GAFAïser une partie de l’économie ?

Il n’y a pas de fatalisme technologique.

La technologie sera ce que l’on en fait.

Bonne lecture : vous êtes entre de bonnes mains :-)

Quand le No Code bouscule nos codes

Temps de lecture : 4 minutes

Il me tenait à cœur d'écrire ce livre blanc afin de promouvoir et de vous faire connaître cette révolution : le No Code. Depuis maintenant plus d'un an, je vis à son rythme. Je ne passe pas une journée sans utiliser ou découvrir un outil ou même sans en parler et tenter de convertir mes relations à cet univers.

Vous ne pouvez pas savoir à quel point j'étais heureux lorsque Paul, un ami, m'a expliqué qu'il aimerait utiliser GlideApp pour un projet avec sa fac. J'étais si heureux qu'il entre dans cet univers, et son expérience avec GlideApp l'a conquis ; je crois qu’à l’heure où j’écris ces lignes il prend en main Carrd.

Chères lectrices, chers lecteurs, je vous souhaite la même satisfaction que Paul quand vous découvrirez cet univers et surtout une bonne lecture de ce petit guide d’introduction au No Code.

Il me semble utile de débuter ce livre blanc par un point important dans cette révolution qu'est le No Code, celui du bouleversement des codes. Comprendre ici l'interprétation du terme "bouleverser" par " modifier totalement quelque chose". Le mot bouleversement amène un élément de réponse sur ce que peut définir un outil No Code.

Au sein de ce livre blanc, j’aborderai les différents aspects du No Code et les principales solutions qu'il peut vous apporter. Au fil des chapitres, vous allez pouvoir comprendre son importance et surtout commencer à devenir No Codeur ! Ce livre blanc s'adresse autant aux No Codeurs confirmés qu'aux curieux qui veulent découvrir cette révolution.

Alors comment le No Code va-t-il bouleverser nos codes ?

La révolution des Codes

Savez-vous que 0,3% des personnes dans le monde savent coder ? Moi je l’ai appris au fil d’une discussion avec Erwan Kezzar, que je remercie pour cette préface.
Et savez-vous que je fais partie des 99,7% qui ne savent pas coder et pourtant je peux aujourd'hui développer des sites web, des applications et d’autres outils en ligne sans beaucoup d’effort et rapidement.

Il y a un an, je ne pouvais imaginer que j'avais à portée de clic des outils me permettant de développer tout cela si facilement. Je ne pouvais me douter que de tels outils viendraient changer à jamais mon (et bientôt votre) approche du digital. Ma première rencontre avec ce bouleversement est un outil du nom de GlideApp, qu'un ancien professeur, Damien Van Achter, m'a présenté.

Depuis ce jour, mes repères sont bouleversés. Je ne conçois plus aucune limite dans l'univers des internets et je suis capable de produire des tas de choses qui jusqu'alors ne faisaient pas partie de mes compétences. Mais ne vous inquiétez pas, les outils No Code nous apprennent à être humbles car ils permettent de se challenger, d'aller plus vite, d'aller plus loin, de contourner les problèmes et de se dépasser.

C'est ainsi que le No Code réussit à bouleverser mes codes et bientôt les vôtres, en nous offrant des compétences nouvelles mais surtout en repoussant nos limites.

Mais comment faire si nos codes sont bouleversés ?

Penser nos codes

Avant de rentrer dans le vif du sujet, j'aimerais que vous preniez le temps de penser vos codes et de vous plonger dans vos souvenirs. Il est important d'y accorder du temps car vous vous plongez dans une lecture qui risque d'initier en vous un questionnement. Pensez à ce que vous savez faire et ce que vous ne savez pas faire.
Pensez au jour où l’on vous a dit « Non tu n’es pas capable de faire cela ».

C’est bon ?
Et on reparlera de vos compétences et de ce que vous savez faire à la fin de ce livre.


Les paragraphes qui suivent sont empruntés au Manifeste de Contournement

La puissance des technologies “no-code”

Traditionnellement, pour faire faire aux ordinateurs ce que l’on veut qu’ils fassent, il faut savoir parler le langage que les machines comprennent : le code informatique.

A l’heure où le web et l’informatique sont omniprésents, à l’heure où “le numérique dévore le monde”, beaucoup ont un besoin ou une idée faisant appel à du code. Et généralement, cette contrainte technique a vite fait de réduire ces ambitions à néant.

Mais aujourd’hui, des non-expert-e-s qui n’ont jamais appris le code ou la programmation informatique peuvent se lancer dans des réalisations qui auraient nécessité le travail de plusieurs ingénieurs expérimentés il y a encore 10 ans :

Créer un site web avancé ou une application mobile complexe, sans écrire la moindre ligne de code.Concevoir pour soi-même des outils numériques sur mesure, pour mieux gérer son travail, pour automatiser des tâches du quotidien, et mieux se concentrer sur l’essentiel.Créer sans coder des chatbots, objets connectés, jeux vidéos, réalité augmentée, réalité virtuelle, etc., qui relevaient de la science-fiction il n’y a pas si longtemps de cela.
Ces outils de plus en plus puissants sont communément appelés “technologies no-code”.

Certaines startups ont d’ailleurs déjà bâti le succès de leurs produits et services sur ces technologies, comme Dividend Finance, qui a levé 330 M$, ou Plato, qui a des milliers d’utilisateurs payants, et qui reposent sur des applications construites sur Bubble, un outil no-code de référence.

Pourquoi apprendre les technologies “no-code”?

Concernant l’apprentissage du no-code à des fins de professionnalisation et d’insertion professionnelle, nous considérons qu’à ce jour l’offre sur le marché du travail n’est pas assez mûre.

En revanche, nous considérons que l’apprentissage du no-code peut être un excellent levier de compréhension de la programmation informatique. En effet, si je construis une application avec des outils no-code, les concepts et logiques sont les mêmes que si je la construisais en écrivant du code. C’est le mode de réalisation qui est différents (j’utiliser des interfaces visuelles).

Swipe 1 : À la découverte du No Code

Temps de lecture : 5 minutes

Quels outils utiliser pour faire ma landing page ?

J’ai besoin d’un site mais cela prend trop de temps !

Comment vais-je pouvoir automatiser mes tâches ?

Toutes ces réflexions, je les ai entendues et je comprends la frustration des entrepreneur.neuse.s sur le déploiement de leur présence digitale. J’ai connu ce calvaire de devoir dépendre de quelqu’un, de n’avoir aucune autonomie sur son MVP, sa landing ou sa stratégie. Mais si je vous disais que tout cela peut disparaître…

Si je vous disais qu’il existe des outils clés en main vous permettant de vous aider dans cette tâche digitale et de simplifier tous vos projets, me croiriez-vous ?

Match 1 : Le No Code

Vous avez déjà dû entendre l’expression “No Code”. Ou bien, on a déjà dû vous conseiller Zapier, Landen, Carrd, Webflow, Bubble. Savez-vous que tous ces outils font partie d’une même révolution ? Le No Code ! Il regroupe tous les outils permettant d’être en mesure de développer sites web, applications et bases de données.

Cette révolution mène à la création du terme “Développeur Citoyen”. Introduite par l’entreprise Gartner, cette expression désigne un utilisateur qui crée de nouvelles applications destinées à être utilisées par d'autres à l'aide d'environnements de développement et d'exécutions sanctionnés par l'informatique d'entreprise. Comprendre ici les outils No Code et Low Code. Maintenant que vous êtes familiarisés avec le No Code, parlons de son usage !

Match 2 : Du cas d’usage à la généralisation

Pendant la pandémie du Covid 19, de nombreux internautes se sont mis au No Code. Pour preuve, l’entreprise Bubble a observé un boom de + de 50% de ses usagers pendant la crise. Beaucoup d’initiatives se sont développées grâce à l’outil GlideApp.
Même si aujourd’hui le No Code reste utilisé pour des cas d’usage, je pense qu’il peut devenir un acteur essentiel pour la digitalisation de projets, d’entreprises ou d’idées.

Prenons quelques exemples simples :

Vous n’avez pas envie d’investir dans un CRM et vous souhaitez maîtriser le vôtre ? Avec GlideApp, c’est possible en une journée.

Votre voulez publier votre Landing Page rapidement ? Avec Landen c’est possible en deux jours.

Vous avez besoin d’automatiser vos tâches ? Avec Zapier, c’est possible en trois clics.

Je pourrai continuer à énumérer d’autres exemples mais je pense que vous avez compris que le No Code permet une réduction considérable du temps de travail.

Match 3 : La stimulation de l’ego par le No code

Le No Code aurait-il une fonction de stimulation d’ego forte ?
Vous ne pouvez pas croire à quel point développer des MVP, des Landing, des automatisations avec des outils No est un plaisir.
Cette décharge d’adrénaline que procurent l’aboutissement et la mise en service d’un outil est dingue.
Même l’apprentissage de ces outils est un boost incroyable. On ne comprend pas, on essaie et rapidement on trouve la solution et on est content. En premier lieu confronté à une forme d’incompréhension, celle-ci s’estompe rapidement après quelques efforts et se volatilise lorsque la solution est trouvée.

Nous sommes toujours stimulés par l’envie de maîtriser le no code et d’élucider les éventuels problèmes qui sont liés à son utilisation. Pendant mes formations auprès d’étudiants, combien m’ont dit “Je ne pensais pas être capable de faire ça”.

Je pourrais encore vous parler de No Code pendant des heures mais le plus simple est peut-être que vous l'utilisiez pour votre projet !

Swipe 2 : Nos codes sont morts, vive le No Code

Temps de lecture : 4 minutes

Je le disais en introduction, le No Code risque de bouleverser vos codes et surtout vos réflexes. Mais n'ayez pas peur, avec le No Code, vous allez avoir les moyens d'apprendre et de changer ces derniers. Tout n'est qu’une question d'adaptation. Certes, dans un premier temps, on peut se sentir perdu et ne pas comprendre ce qu'il se passe, mais à force d’utilisation on redéfinit ses codes et ses réflexes rapidement.

La meilleure approche de cet univers se joue en 3 phases :

1- Repenser nos codes

2- Reconstruire nos codes

3- Penser No Code.

Match 1 : Repenser nos codes

Cette frénésie de changement technologique ouvre la porte à de nombreuses prouesses et surtout à la multiplication de créateur.trice.s de contenus. Mais ces créateur.trice.s No Code devront faire table rase du passé et réussir à concevoir Demain.
C'est ici l’enjeu principal des outils No Code : ils vous offrent le moyen de construire, de créer, de penser et de vous pousser dans vos retranchements. Il va de soi d'en venir à la remise en question de ses codes : "Repenser notre rapport aux outils que l'on utilise". On pourrait même aller jusqu'à la remise en question de soi-même. C'est un vrai sujet sur le No Code que j'aborde en Swipe 5 concernant notre sentiment égotique et le No Code. Pour avancer sur cette route il vous faut de l'organisation et surtout l'envie de changer.

Combien de temps pouvez-vous gagner en automatisant vos tâches ?
Combien de temps perdez-vous à développer votre landing page ou une application ?
Dans l'entreprenariat, le temps est précieux et le No Code est un moyen parfait pour prendre conscience de la perte de temps que l'on subit et changer d'état d'esprit.

Match 2 : Reconstruire nos codes

Après, j'espère, votre bonne séance de « psychanalyse » pour déconstruire vos codes, il faut à présent les reconstruire et partir sur de bonnes fondations pour évoluer. Vient donc la question : comment reconstruire nos codes ? Mon premier conseil serait, comme l'a dit Socrate : "Connais-toi toi-même".

Quels sont tes besoins?

Que veux-tu arrêter de faire?

Qu'as-tu envie de construire ?

Quels sont les tâches chronophages ?

Pour ces questions, il est nécessaire de prendre le temps d'y penser, et pourquoi pas de venir en discuter avec nous pour faire le point (promis, on est moins cher qu'un psy).

Deuxième conseil, organisez-vous ! Focalisez-vous sur différents outils et ne restez que sur ceux-là dans un premier temps. Allez faire un tour sur Notion pour gérer vos textes et vous organiser, Alfred pour ne plus utiliser votre trackpad ou autre logiciel vous permettant une organisation optimale. Il va de soi que vous allez devoir vous former à ces outils mais vous allez ensuite gagner tellement de temps que l'investissement en vaut le coup.

Enfin dernier conseil : Osez ! Vous allez voir, le No Code n'a d'utilité que si on se lance et si on essaie. Oui, vous allez faire des erreurs, des bêtises mais vous allez beaucoup apprendre et vous en aurez besoin.

Alors pour reconstruire vos codes, Prenez le temps, Organisez-vous et Lancez-vous.

Match 3 : Penser No Code

Si vous êtes ici, c'est que vous avez reconstruit vos codes ou que vous y pensez, et j'en suis heureux. Parlons maintenant de votre rapport au No Code et de votre besoin de Penser No Code.
Les prochains chapitres sont consacrés à l'inclusivité et au contournement, donc je ne ferai dans ce match qu'une introduction à la mentalité No Code.

Se lancer, repousser ses limites et tester.

Ces trois actions reflètent, à mon sens, la mentalité No Code. En effet, il est important de comprendre ces idées pour coller à l'esprit No Code. Face à un projet, posez- vous les bonnes questions, tentez de comprendre votre problème et de trouver une solution à celui-ci. Je suis sûr que le No Code saura vous accompagner dans cette épreuve et surtout que vous y trouverez une réponse rapide et efficace.

Pour penser No Code il faut se lancer, essayer car je pense que là est « la secret sauce » du No Codeur. L'essence du No Code est celle des "citoyens développeurs", c'est pourquoi le No Code va tout changer et surtout qu'il est accessible et inclusif.

Swipe 3 : Le No Code au service de l'inclusivité

Temps de lecture : 4 minutes

Quoi qu'on en dise, le No Code a un impact fortement politique et ses usages vont changer les codes. Oui, le No Code est politique !
Et de plus il est inclusif mais surtout démocratique.
Quoi de plus inclusif que le No Code ?
Quel technologie ou révolution a-t-elle permis à chacun de pouvoir construire et créer sans limites ?

Ces questions-là doivent se poser. Elles sont même importantes car l'inclusivité propre au No Code en est aussi un de ses piliers. Offrir de nouvelles compétences facilement c'est bien, mais les offrir à tous, simplement, c'est encore mieux.

Match 1 : No Code arme d'émancipation

L'atout principalement politique du No Code est son aspect émancipateur. Rendez-vous compte qu'avec le No Code, il est possible de donner accès à des compétences innovantes et nouvelles à tout le monde.

Je réussis à développer des applications, des sites web et autres, et pourtant je ne sais pas écrire une seule ligne d'HTML, de CSS, de C++ et autre langage informatique. Si je le fais, tout le monde peut le faire mais pas avec la même aisance, c'est pourquoi il existe des experts qui peuvent vous accompagner dans vos projets tels que Comovert. L'émancipation passe aussi par la formation et la transmission.

Je forme des étudiant.e.s à ces technologies est c'est toujours un grand plaisir de les voir au premier abord rejeter le No Code puis, après une session de formation, voir arriver des mails contenant des questions sur ces outils et enfin avoir leur retour et découvrir les projets réalisés avec Glide, Landen ou encore Zapier.

Cette émancipation est aussi présente lorsque l'association Article 1 me contacte pour former, aux outils No Code, ses jeunes entrepreneurs du programme Tous Entrepreneur.euse.s. Ou encore quand les copains de Contournement développent une application sur Glide pour l'association Banlieue Santés, #Enmodeconfine. C'est peut-être ça la bonne tagline du No Code : Toutes et tous entrepreneur.euse.s digitaux.

Match 2 : Les femmes et le No Code

Malgré ce beau tableau, on est vite rattrapé par une réalité propre à notre société fortement patriarcale. Le constat est sans équivoque, il y a trop peu de femmes dans le mouvement No Code.
Il me tenait à cœur de parler de la place des femmes au sein du mouvement dans ce chapitre parlant d'inclusivité.

C'est pourquoi pour cette partie je laisse la parole aux femmes présentes dans le mouvement. Je me suis d'abord entretenu avec Julie Leroy, Vice-présidente de l'association Genius Global et utilisatrice de No Code depuis XXX mois :
"Il y a trop peu de rôles modèle femme dans le no code. Quand tu regardes les principales start-up qui font des logiciels, c'est presque que des mecs. Et quand tu regardes la communauté No Code en France, c'est pareil. Je pense que si il y avait plus de femmes, que ce soit en formation mais surtout sur le devant de la scène, il y aurait plus de femmes dans le No Code. Après c'est aussi un ressenti dans la Tech en général, les femmes sont trop peu nombreuses."

J’ai discuté aussi avec Kitty Rose, qui a travaillé dans la robotique et la domotique et utilisatrice d’outils No Code depuis un an : « Il est clair que ce sont des outils très récents qui émergent en France depuis moins de 6 mois. Donc le peu de présence médiatique, du No Code, renforce la non-accessibilité par les femmes de beaucoup d’outils. Il faut vulgariser le No Code, pour favoriser un accès à toutes et tous. Les personnes qui sont dans le mouvement proviennent, en grande partie, du milieu ingénieur, start-up et Tech. Milieux qui sont déjà peu féminin donc on reste malheureusement dans les mêmes statistiques que les start-up Tech. Il faudrait découvrir le No Code sans même à chercher à le trouver, grâce à une grande présence Presse, Radio, Podcast, etc… Mais il faut impérativement vulgariser les outils et les processus car c’est un outil très émancipateur qui doit être pris en main par les femmes.

Il faut créer l'opportunité de découverte du No Code.

C'est moins un problème de genre/sexe, qu'un problème d'accessibilité
».

Swipe 4 : Contourner les problèmes

Temps de lecture : 5 minutes

Maintenant que vous avez organisé votre cerveau en No Codeur, passons aux points importants, ceux pour lesquels je milite aujourd'hui et qui représentent peut-être le meilleur usage du No Code. Et je ne peux aborder ce chapitre autour du contournement du problème sans honorer Alexis, Erwan et Lucien de chez Contournement.

En effet, là est l'utilisation du No Code, contourner un problème. Trouver un ensemble d'outils vous permettant de lancer votre projet, d'outrepasser votre problème et de créer plus facilement.

Match 1 : La réaction No Codeur

Le mot problème fait-il partie du vocabulaire des No Codeurs ? Cette question est à débattre et pourrait être le sujet d'un autre livre blanc.

De mon point de vue, il n'y a jamais de problèmes mais plutôt des défis. Comment réussir à utiliser le No Code pour telle ou telle tâche ?
Comment contourner le problème grâce au No Code ?
Cette question est même au cœur des réflexions des développeurs de solutions No Code. On l'aperçoit au fur et à mesure des améliorations des différents logiciels, qui ne font qu'apporter une nouvelle solution à un défi rencontré par les utilisateur.trice.s.

Vous allez me dire que c’est le propre d’une mise à jour, mais regardez à quelle vitesse de nouvelles fonctionnalités émergent des outils No Code et vous verrez qu’ils sont efficaces. Face à un problème, la réaction du No Codeur est double.

Première phase, comprendre le problème et surtout comprendre son fonctionnement.
Et c'est en comprenant ce dernier que vient la seconde phase d'analyse et de test. Il est temps pour le No Codeur de se plonger dans une série de tests alliant un ou plusieurs outils pour trouver la solution.

Match 2 : Trouver la solution

Rome ne s'est pas construite en un jour et la combinaison d'outils No Code non plus. C'est là qu'interviennent les connaissances des No Codeurs. Comment amener une solution avec un seul outil ou créer un "Stack", comprendre un ensemble d'outils, qui peut y répondre ? Dans cette recherche de solution est présent tout l'art des No Codeurs et de leur communauté.

En effet, le No Codeur n'est pas souvent expert dans tous les domaines, il doit alors se renseigner auprès de différents experts pour trouver la meilleure solution, et cette communauté fait aussi sa force. Car derrière un No Codeur se trouvent souvent de nombreux cerveaux qui peuvent s’entraider et surtout apporter leur éclairage sur les meilleurs outils et combinaisons possibles. Après avoir trouvé la solution, vient la phase de test.

Match 3 : Veiller, tester, échouer, recommencer

La solution est enfin apparue dans l'esprit du No Codeur, mais maintenant il faut qu'elle fonctionne au mieux. C'est pourquoi il doit agir selon 2 phases. Premièrement, il doit veiller, se renseigner et connaître l'univers.

La veille informative a toute sa place dans la recherche de solution car elle permet de connaître les meilleurs outils et surtout ceux qui sont disponibles et qui répondent au mieux au contournement.

Deuxièmement, il doit tester et tester encore. Pour être sûr d'avoir sa solution, le No Codeur doit la confronter à tout type de schéma et de situation, et là est sûrement sa plus grande complexité quand il doit prendre en compte différents cas de figure qu’il rencontre.

Mais rassurez-vous, souvent le No Codeur rate mais il apprend, recommence et trouve finalement une solution.


Vous êtes enfin arrivé au bout de l'aventure du No Codeur, certains d'entre vous ne se sont peut-être pas reconnus dans cette description et pour ceux qui ne se reconnaissent pas encore, ne vous inquiétez pas, cela ne saurait tarder.

Vous qui lisez ces lignes, vous êtes déjà en train de devenir No Codeur. Mais restons sérieux et découvrons comment le No Code va venir stimuler votre ego.

Swipe 5 : "Je suis capable de" : le No Code et l'ego

Temps de lecture : 6 minutes

Ce fameux No Code possède une face cachée et il est important, à mon sens, d'en parler : son impact sur l'ego et sur la personne de l’utilisateur.

En effet, nous connaissons l'importance de la réussite et de la création chez l'Homme, or les outils No Code m’apportent cette satisfaction lorsque je les manipule. Je ne peux donc nier le rapport entre No Code et ego-trip.

Pour développer ma position, je vous propose premièrement de comprendre le rapport entre le MOI et le No Code pour ensuite étudier le JE et le No Code avant de conclure sur l'intérêt du No Code dans la satisfaction personnelle et sur la conscience.

Match 1 : Moi & le No Code

NB : Comprendre ici le "Moi" comme sentiment interne

La relation entre mon Moi & le No Code m’est apparue dès la première mise en ligne d'une application issue de l'outil GlideApp.
En effet, en une journée, j'ai réussi à mettre en ligne une web-application mobile, chose qui me paraissait jusque là impossible. Abasourdi par cette prouesse, je ne mesurai pas l'impact que cet outil avait sur mon ego.

Par ailleurs, lorsqu’on m'a dit "Attends mais tu as fait ça en 4h, tu es un génie ! ", mon ego fut flatté, mais on parlera du JE un peu plus tard.

Je reviens au MOI : pour mesurer l'impact de ces outils sur ma personne, j'ai décidé de créer mon échelle No Codego. Son fonctionnement est simple : face à un projet, je note la quantité de travail et de temps que j'imagine que celui-ci va me prendre.
Je réalise ensuite ce projet et je note le temps et la quantité de travail que celui-ci m'a pris. Souvent, je suis étonné de l'écart entre ces deux chiffres car je passe entre 3 à 4 fois moins de temps que supposé, ce qui me ravit. Cet outil a un impact considérable sur mon ego.

Il me permet de me sentir "capable de", et c'est justement ce sentiment de "je suis capable de" qui m’amène à mon second swipe : Je & le No Code.

Match 2 : Je & le No Code

NB : Comprendre ici le "Je" comme sentiment externe, comme rapport aux autres.

L'impact du No Code sur mon ego, par le prisme de l'autre, arrive le jour on l'on m’a dit "Tu as fait ça en 2 jours ! C'est incroyable".
Cette phrase, anodine au premier abord, conforte au fur et à mesure la même pensée "Je suis capable de".

Oui, le No Code m’offre les moyens de donner vie à mon projet rapidement, il me permet de booster mon projet et de me lancer rapidement et simplement. Il existe aussi un facteur essentiel au "Je" c'est le "On" celui du passage de savoir.

Quand je transmets mes connaissances lors de formations, la stimulation égotique du "Je" est forte. En effet, je suis capable avec le No Code de développer des sites web rapidement, je suis capable de créer des applications pour 0 euro ; Je suis capable de TOUT !

Match 3 : La rupture & le No Code

NB : Comprendre ici "la rupture" comme les limites

Pour calmer mes ardeurs, je souhaite continuer mon investigation sur les limites du No Code pour contrebalancer le "Je suis capable de TOUT".

Certes, en tant que No Codeur je suis capable de beaucoup de choses et de presque tout. Mais ici, le "presque tout" prend son sens quand j’en arrive aux limites du No Code.

Les avis divergent sur les limites du No Code, pour moi elles existent et c'est le but de chaque outil, repousser les siennes. Prenez par exemple GlideApp : j'aime cet outil car, en moyenne, une nouvelle fonctionnalité est proposée chaque semaine, ce qui, de mon point de vue, permet de repousser rapidement les limites du No Code qui à l'heure où j'écris cet article ne seront certainement plus les mêmes que le jour où je le publierai.

Il me vient donc cette réflexion : nul ne connaît le futur du digital. Ce qui est certain, c'est qu'au présent, mon ego est ravi.

Match 4 : L’ego & le No Code

NB : Comprendre ici l’ego comme sentiment global

En plus de leur aspect simple, pratique et stimulant, je pense que les outils No Code sont importants pour une chose : la satisfaction mentale.

Je clôture mon investigation sur ce point que je trouve majeur, surtout dans l'univers entrepreneur.euse.s.

Alors NON, le No Code ne va pas empêcher votre burn-out ou régler vos pathologies, mais il va certainement vous permettre de reprendre confiance en vous et vous aider à avancer.

Prenez le No Code non pas comme simplement des outils vous permettant de développer votre projet rapidement, mais comme un univers vous permettant de vous dépasser et d'être capable de.

Swipe 6 : Les 7 commandements du No Code

Temps de lecture : 3 minutes

Pourquoi ne pas conclure sur une petite check-list du No Codeur.euse. Ou plutôt pourrais-je tenter de dresser les 7 commandements du No Code ?

Te former tu devras

Certes les outils No Code permettent des prouesses, mais ils demandent aussi qu'on leur donne de l'attention et qu'on apprenne à s'en servir. Mais ne t'inquiète pas, les outils ont souvent des guides très fournis et sinon tu sais où nous contacter.


Demander de l'aide tu pourras

Le No Code c'est avant tout une communauté qui pourra t'aider et t'aiguiller. T'inscrire et parcourir les forums des outils pourraient jouer en ta faveur et te permettre d'obtenir de l'aide dans les situations complexes.


Automatiser tu devras

Dans ta démarche tu devras organiser ton temps et c'est à ces moments-là que l'automatisation va devenir ton meilleur ami. Plus de relances de mails ou pertes de temps à faire des actions manuellement.


Veiller tu feras

Si tu veux être en mesure d'être au courant des nouveautés et de pouvoir découvrir des nouveaux outils, tu te dois d'organiser une veille informative, que ce soit sur Product Hunt, des slacks, des sites. Ainsi tu seras précurseur et surtout testeur de beaucoup d'outils qui pourront, ou non, te plaire.


Contourner tes problématiques tu essaieras

Le No code c'est un jeu avec 100 façons de gagner, à toi de bien cerner ta problématique et d'apporter ce que tu penses être la meilleure solution.


Agile tu seras

La tâche est rude mais tu te devras de pouvoir manier plusieurs outils et comprendre l'univers No Code dans son ensemble pour répondre au mieux à tes besoins.


Rêver et repousser tes limites tu feras

Je crois qu'il est grand temps pour nous que l'on se quitte. Alors dernier conseil, rêve, repousse tes limites et essaie ce que tu veux. Personne ne te jugera et tu apprendras à temps.


Mais n'oublie jamais de revenir nous voir ;)

No Codement

Stan